Un percussionniste de renom collabore avec Fawzy

Parmi les musiciens de Fawzy, Adel Shams El Din, percussionniste est une référence dans le monde de la percussion orientale.

A Breitenbach, le public lui a réservé une ovation. Il se produit régulièrement avec l’artiste irako-français. « Je gère la partie rythmique, le tempo » explique-t-il. Toute la soirée, ses mains ont virevolté avec brio sur le daff, la darbouka ou le riqq.

Le daff? Un grand tambourin,une peau de chèvre montée sur un ancien cadre en bois. Un instrument vieux de 5000 ans, déjà cité dans l’Ancien Testament en hébreu. Il produit un son grave.

Le riqq? Toujours un tambourin, plus petit. Une peau de poisson du Nil, un esturgeon d’eau douce, tendue sur bois aussi, un bois finement décoré et qui porte des cymbalettes.

La darbouka? Un corps en fonte et une peau synthétique « seulement depuis 15 ans » précise-t-il. D’origine égyptienne, utilisée dans tout le Moyen-Orient et au Magreb, elle rythme la musique folklorique et les danses orientales.

Né en Egypte, Adel Shams El Din commence une carrière d’ingénieur, mais bien vite, la passion pour la musique ne le lâche plus.

« Encore étudiant, j’allais tous les jours dans un centre de musique. j’ai aussi collaboré à Radio Alexandrie et j’étais déjà connu comme un des meilleurs joueurs de percussion ».

En 1979, il quitte son pays, arrive en France avec l’intention d’aller en Grande-Bretagne. Visa de travail refusé! « Je ne regrette pas, on m’a rendu service » poursuit celui qui se produit actuellement sur les scènes du monde entierl. « Pourtant, en 1980, les percussions orientales n’étaient ni connues, ni reconnues ».

Etabli en Seine et Marne, il est en tournée 2 semaines par mois. « J’ai fait un sacrifice, j’ai choisi de ne pas avoir d’enfant » avoue-t-il.

Cet article a été publié jeudi, 30 juin 2016

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