Lorsqu’une goutte d’eau tombe dans un récipient déjà plein, des petites oscillations se forment à la surface de l’eau. La hauteur des « vagues » formées varie périodiquement : on parle dans ce cas d’une onde de surface. Elle est caractérisée notamment par son amplitude (hauteur des vagues) et sa fréquence (espacement des vagues). Beaucoup de phénomènes physiques se décrivent à l’aide d’ondes.
C’est le cas du rayonnement électromagnétique qui est décrit par les ondes électromagnétiques. Dans ce cas, bien entendu, il ne s’agit pas de variations de hauteur mais de variations locales de deux quantités qui nous sont familières :
- le champ magnétique (qui nous permet de ne pas perdre le nord) ;
- le champ électrique (dont une des manifestations sont les éclairs que nous pouvons admirer lors d’uns orage d’été).
Ces variations ont une fréquence ainsi qu’une amplitude. Derrière les mots lumière, micro-ondes, infrarouges, ondes radios, U.V., I.R.M., rayons X, … se cache une seule réalité : l’existence d’ondes électromagnétiques, toutes de fréquences différentes.
Les ondes électromagnétiques nous entourent, nous traversent à chaque instant, font vibrer les atomes des molécules qui nous composent et sont légions dans notre quotidien : ampoules électriques, émetteurs radios, Wi-Fi, four micro-ondes, … et téléphone portable bien sûr ! Notre corps en produit même en permanence – il suffit d’utiliser une caméra infrarouge pour s’en convaincre !
Il est important de comprendre que l’énergie de ces ondes et leur potentiel dangerosité dépendent fortement de leurs fréquences et de la puissance (c’est à dire la « quantité ») à laquelle nous sommes soumis. Plus la fréquence est faible, plus l’énergie véhiculée est faible :
- les ondes radios (comme celle de la téléphonie GSM ou du Wi-Fi) sont les moins énergétiques ;
- les ondes gamma (qui sont pour certaines jusqu’à mille milliards de fois plus énergétiques que les ondes radios) sont les plus énergétiques.
La lumière visible est quant à elle environ 1 million de fois plus énergétique que les ondes radios.
A fréquence égale, plus nous sommes éloignés de la source d’ondes électromagnétiques, plus l’énergie que nous sommes susceptibles d’absorber est faible. De la même manière que la lumière d’une bougie ne peut éclairer efficacement que quelques dizaines centimètres devant nous, les ondes émises par une antenne de radio-communication s’estompent vite. Avoir son téléphone collé à l’oreille soumet le corps à bien plus de rayonnement qu’une antenne relais située à quelques dizaines de mètres.
Les antennes de communication sont suffisamment bien modélisées pour qu’on soit facilement capable de comprendre la façon dont rayonnent ces ondes : directivité, puissance, atténuation…En jouant sur l’intégralité de ces paramètres et en tenant compte des recommandations émises par les organismes de santé, on peut très facilement édicter des règles simples pour s’assurer que l’exposition aux différents types d’ondes reste raisonnable :
- limiter l’exposition aux rayons U.V. du soleil ;
- limiter les examens de types rayons X ou IRM ;
- placer les antennes relais à distance raisonnable des habitations…
Il ne viendrait à l’idée de personne de bannir les techniques d’imagerie médicale qui sauvent des vies quotidiennement ou de refuser toute exposition au soleil : tout est question de contrôle. La téléphonie cellulaire ne déroge pas à cette règle. Des règles existent : si elles sont respectées, les potentiels effets sur l’organisme restent sous contrôle !
Franck STAUFFER



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