Les dessous d’un rallye




3-Rallye PC
L’engagement d’une équipe passionnée et enthousiaste

Au delà de l’engouement suscité auprès des pilotes et du public, un rallye automobile exige des mois de préparation intense et minutieuse et l’engagement de nombreux bénévoles, sur le pied de guerre bien avant le top départ.

J – 2: Au siège des Ambulances Mader à Sélestat (Franck Mader est président de l’ASA Alsace), c’est le jour de la finalisation des dossiers. Emilie Rémy, strasbourgeoise d’adoption est venue pour donner un coup de main. Commissaire de course et chronométreur stagiaire, elle se réjouit: « A chaque épreuve, tous sont contents d’être là! On partage tous la même chose! ». Hervé Antzenberger de Steige, l’une des chevilles ouvrières, arrive à son tour. Le long du mur, des cartons contiennent tout le matériel, du chronomètre aux coupes, en passant par les casquettes et les tours de cou.
Francis Rombourg, vice-président de l’ASA, détaille les étapes de son rôle de coordinateur de course et de responsable de la sécurité: trouver le parcours, contacter les mairies, déposer les dossiers à la préfecture, au CD, à la gendarmerie, réunir les riverains; puis vient la préparation sur le terrain avec la recherche d’associations qui font l’implantation (le balisage), le travail administratif (plans, cartes, timing des voitures, lettres d’information), la mise en place de la logistique au parc d’assistance, l’organisation des reconnaissances et aujourd’hui, la constitution des dossiers officiels. « Plus de 600 photocopies à tirer! Il n’y a qu’un retraité qui peut remplir cette fonction! ». Autre tâche du jour: rapatrier les 9 voitures d’encadrement (fournies par un concessionnaire colmarien), les « sticker », monter les radios, les gyrophares… « Heureusement, je peux compter sur une super équipe! ».
J-1: Les membres d' »Historic auto-passion », une association basée à Breitenbach sont à pied d’oeuvre dès 13h30. La bonne humeur est de mise. Il s’agit de baliser le parcours à la fois pour les pilotes et les spectateurs. Jean-Jacques Sichler, vice-président de l’ASA, supervise la mise en place de la sécurité des zones. Dimanche matin, ils seront aussi présents pour enlever poteaux, panneaux et des mètres de rubalise. Entre temps, le jour du rallye, il faudra monter et gérer une buvette. Quand on aime, on ne compte pas…

Jour J, prêts pour le départ!

Trois catégories de voitures vont concourir: les VHC (véhicules historiques de collection », les VM (véhicules modernes et les VHRS (véhicules historiques de régularité sportive).

Le premier départ est prévu à 11h45, mais bien avant, tout le staff, officiels, chronométreurs, commissaires de course munis de leur feuille de poste ont pris possession de leurs positions. Quelques discussions pour mettre tout le monde d’accord, les portables sont en alerte, on communique. Finalement, tout est ok.
A 10h30, la voiture dite « tricolore » s’élance. Elle vérifiera que tout est en place. Ambulances, personnel de désincarcération, dépanneuse arrivent. Alain Engelmann, le directeur de course fait un essai-radio avec les 11 commissaires de course déjà en place. Essai réussi! C’est au tour de la voiture-autorité, président de l’ASA à bord, de prendre le départ pour valider la conformité du dispositif. Les voitures-promo et la voiture info suivent. A 11h18, message de Frank Mader posté au point-stop (arrivée): « Validation de la spéciale! ». Les choses sérieuses peuvent commencer! 3 voitures ouvreuses s’assurent une dernière fois que tout est sécurisé.
Le Contrôle Horaire Départ est le premier point de passage obligé, c’est la case départ. Le copilote descend de voiture, se présente à l’heure exacte à la table de pointage, émarge. Plus que 3 minutes avant la ligne blanche. Les pilotes ont les yeux rivés sur les 30 secondes qui s’égrènent au chronomètre. Les moteurs vrombissent, démarrage sur les chapeaux de roue. C’est parti!

Loin de toute préoccupation de vitesse ou de performance, les voitures VHRS clôturent la course. Jean-Hugues Hazard, un ex-grand reconverti dans l’organisation, est au volant de la voiture ouvreuse. Yves Lara, directeur des étapes chronométrées, explique:  » Ces voitures ne courent pas pour un meilleur temps, mais pour une régularité de vitesse qu’elles ont choisie (haute, médiane ou basse). Les pilotes sont souvent des anciens qui veulent se faire plaisir, comme Bouquet ou Hartmann qui ont couru il y a 20 ans. Le vainqueur sera celui qui est le plus proche de cette vitesse. Des chronomètres intermédiaires « espions » sont placés le long du parcours et changent de place à chaque spéciale. Les pilotes sont obligés de faire une vraie régularité. »
Vers 14h, tout se calme, en attendant le prochain passage…

Lucienne Fahrlaender

Cet article a été publié mardi, 10 novembre 2015

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