Fête de la Tannhütte

14-Fête de la Tannhutte du 08-09-2013 - 120Article publié dans les DNA

La Commune possède un patrimoine forestier qui s’étend sur près de 750ha entre le village et les principaux sommets et cols. Ces forêts ont fait travailler des générations de bûcherons, de débardeurs et d’artisans du bois. Nombreux sources et ruisseaux, faune et flore sauvage diversifiée, sols variés, graniteux ou schisteux, biodiversité, gestion forestière, un patrimoine à préserver et à transmettre. De fréquentes sorties sur le terrain, pour les conseillers notamment, avaient déjà permis une sensibilisation à tous ces atouts et fragilités.
Cette journée a été l’occasion de partager de multiples découvertes sur ces milieux naturels dont de larges secteurs ont été classés en zone Natura 2000.
Des groupes d’une vingtaine de personnes ont donc été guidés par les forestiers, Jérôme Vincent, Bernard Calvet et Eric Frering, l’occasion aussi pour ces derniers de présenter les diverses facettes de leur métier; ainsi, c’est à eux qu’incombe aussi la gestion des routes et chemins forestiers. Les personnes âgées ont été prises en charge par deux voitures reliant des secteurs intéressants comme la Bellevue, le Col de Bellevue, le Pelage…
Observations, découvertes, souvenirs et anecdotes ont émaillé ces parcours. Les plus âgés se sont souvenus qu’autrefois, à la Bellevue, la forêt était pâturage et que ce site offrait un beau panorama. Etonnante, la richesse en alisiers et sorbiers à la Grande Bellevue! L’idée d’y mettre un beau cabanon a germé. Au Pelage, les vieux sapins centenaires occupaient, il y a trente ans, un terrain alors largement ouvert; aujourd’hui, la forêt couvre progressivement l’espace d’abord colonisé par les noisetiers, relayés par les érables et maintenant une diversité de jeunes arbres. A la Chaume des Veaux, peu de choses ont changé; mais les plus anciens ont évoqué l’histoire tragique de cette fillette habitant la ferme, et qui est décédée d’une appendicite, car l’éloignement n’avait pas permis de la soigner à temps.
Ailleurs, le restant d’un tronc sur pied, vestige de la tempête de 1999, abrite tous genres d’insectes; ce biotope forme un garde-manger pour les oiseaux. Chez les jeunes sapins, les extrémités des tiges latérales sont abrouties par le gibier, le bourgeon terminal de la tige centrale est protégé par une pincette piquante en plastique. Un parc grillagé protège de jeunes mélèzes de la faune sauvage.

Déchirures sur des résineux par les frottements des bois du cerf, maladie due à un puceron sur un jeune sapin dont les aiguilles atrophiées vont dépérir, tronc creusé par le pic noir, empreintes et crottes fraîches, liaison de deux arbres au travers d’excroissances, arrêt au pied d’une fourmilière géante, bois martelé par les forestiers, autant d’observations et d’explications qui ont passionné les participants.
La promenade a été suivie d’un repas préparé par Fernand et son équipe au refuge »Tannhütte » , repas autour duquel les groupes ont pu échanger sur leurs découvertes et ont exprimé le souhait de voir l’expérience renouvelée une autre année.
Laissons le mot de la fin à une réflexion quelque peu philosophique à propos du « Chemin des Ânes », situé à proximité de la ferme Lindgrube :  » Autrefois, les ânes traçaient les chemins; aujourd’hui, ce sont les ingénieurs! »

Cet article a été publié mardi, 24 septembre 2013

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