Le projet de relais téléphonique suscite des interrogations. Il y a quelques années déjà, l’opérateur Bouygues avait souhaité implanter un relais sur notre commune où les réseaux sont bien faibles puis avait abandonné le projet. Il y a deux ans, SFR à son tour demandait une autorisation d’implantation d’une antenne. Entre temps, plusieurs personnes m’avaient sollicité pour pouvoir disposer de meilleurs réseaux locaux.
J’y suis favorable pour plusieurs raisons : le téléphone mobile constitue pour beaucoup de personnes un outil de travail au quotidien. C’est aussi un élément de sécurité pour les bûcherons, les sportifs et toute personne en déplacement. Enfin et surtout, ceux qui téléphonent dans de mauvaises conditions de réseau s’exposent bien plus au rayonnement du téléphone portable que lorsque les réseaux sont bons. Avec SFR, nous avons mis une condition à cette implantation : qu’elle soit éloignée des habitations car le champ d’ondes électromagnétiques étant inversement proportionnel au carré de la distance, il diminue très rapidement. Cet éloignement est cependant conditionné à l’accessibilité et à la proximité de réseaux électriques, d’où le choix validé par le Conseil. Ce choix fait aujourd’hui débat. Etonnamment, l’antenne TDF située au cœur du village depuis plus de 30 ans n’a jusque-là jamais suscité de contestation !
rapidement. Cet éloignement est cependant conditionné à l’accessibilité et à la proximité de réseaux électriques, d’où le choix validé par le Conseil. Ce choix fait aujourd’hui débat. Etonnamment, l’antenne TDF située au cœur du village depuis plus de 30 ans n’a jusque-là jamais suscité de contestation !
Je suis depuis longtemps très attaché à tous les aspects liés à la santé et mon engagement en faveur d’une agriculture et d’une alimentation saine, d’une réduction des polluants ou du non recours à l’énergie nucléaire ne date pas d’aujourd’hui! C’est aussi par souci de santé que je souhaite que nos réseaux locaux de téléphonie soient améliorés tout en veillant à ce que les habitants de Breitenbach ne soient pas exposés du fait de l’antenne à des problèmes sanitaires. Suite au Grenelle des Ondes du printemps 2009, des débats importants portent sur le niveau d’exposition aux ondes. En octobre 2009, l’Afsset (*) mettait en garde principalement contre les effets du téléphone portable. Dans ses constats et recommandations elle indique que :
- le téléphone mobile reste très largement le principal mode d’exposition aux champs radiofréquences, en comparaison notamment à l’exposition générée par les antennes relais
- il convient de peser avec soin les conséquences pour la population générale (enfants, etc.) et pour les utilisateurs de téléphonie mobile d’une réduction de la puissance des antennes relais qui pourrait conduire à l’augmentation de l’exposition à la tête aux radiofréquences émises par les téléphones mobiles.
Je suis avec une particulière attention le projet de loi déposé par les sénateurs verts –dont Jacques MULLER- qui demande une limite d’exposition de 0,6V/m. Dans les échanges avec SFR, j’ai proposé d’expérimenter -si cela est techniquement possible- un champ de 0,6V/m.
La pétition a permis à tous d’être au courant du projet, même s’il faut dire que ce dernier était déjà annoncé dans les comptes-rendus du bulletin municipal. La pétition demande une réunion d’information : sur ce point, je rappelle que le comité à l’initiative de la pétition savait, après les deux rencontres de novembre et décembre entre eux et moi :
- qu’une rencontre allait être organisée en janvier entre eux et SFR, et que l’opérateur n’était pas encore prêt à engager les travaux ;
- qu’une information pour les habitants intéressés allait être mise en place par SFR sur son projet ;
- qu’un débat contradictoire ne me posait aucun problème.
Au-delà des batailles de chiffres : fréquences, Volts/mètres etc. (sur ce point, je laisse à Franck STAUFFER, notre docteur en physique du Conseil, le soin de revenir sur les ondes électromagnétiques). Je voudrais insister, pour finir, sur un point : bien plus que l’antenne, c’est le téléphone portable qui peut poser problème, surtout s’il est utilisé dans de mauvaises conditions de réseau : puisque nous avons en commun le même souci de la santé publique, que l’on ne se trompe pas de cible !
Jean-Pierre PIELA
(*) Afsset : Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement et du Travail



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