En chemin vers Noël

Ce week-end, Breitenbach invitait habitants et visiteurs à entamer de manière festive l’ultime étape du chemin vers Noël.

Certes, cette fête n’a rien d’un Noël clinquant, rien d’une course aux cadeaux de dernière minute, rien de la bousculade devant des étals de spécialités gourmandes. Ici, on prend le temps. Le temps de s’émerveiller devant la foule de sapins décorés de petites pommes rouges, de paquets enrubannés, de grands noeuds rustiques en toile de jute, confectionnés avec minutie depuis des semaines et qui ouvrent le chemin…
Le temps de s’étonner devant les objets en bois de Marcel, merveilles de finesse et de précision, suspendus au sapin: rennes, bougies, oursons, étoiles, chevaux de bois, bretzels… Sur la table, une crèche miniature qui témoigne du talent de son créateur.
Le temps de partager son savoir-faire, comme celui de Gérard qui s’adonne à la sculpture sur bois depuis sa retraite et qui explique patiemment toutes les étapes, du choix du bois jusqu’à la pose de la cire, n’hésitant pas à manier sa palette d’outils pour illustrer son propos. Autour de lui, quelques-unes de ses oeuvres: angelots, amoureux de Peynet, chat tout en rondeur.
Le temps d’intéresser les plus petits, comme Bernard, ancien menuisier, profitant de la présence de Noa, 4 ans, qui lui donne un coup de main. « C’est un bon partenaire », affirme-t-il. Juste à côté, on prend le temps de contempler l’étable où Marie et Joseph ont trouvé refuge, réchauffés par l’âne et le boeuf descendus des pâturages environnants.
Le temps de s’arrêter devant les photos, saisissantes de réalisme, de Pierre et de Jean. Images d’animaux de nos forêts ou de contrées plus lointaines. Une expo complétée par quelques dessins de Danièle où des détails surgissent par la magie du coup de crayon, accrochant irrésistiblement le regard.
Le temps de pénétrer dans la féérie du chalet des contes pour écouter des histoires de sapins et de Père Noël en compagnie de lutins espiègles et besogneux. Le temps de s’initier à la sérigraphie avec Ianick, à regarder les mains expertes de Joseph tresser des paniers, à détailler les innombrables poteries de Créargile, véritables feux d’artifice de couleurs et d’imagination. Le temps de dresser un tipi en branches de saule avec Christophe, tout en apprenant tout l’intérêt de la présence de cet arbuste dans les haies vives où il sert de refuge aux insectes auxiliaires des cultures.
Le temps aussi de la rencontre et de l’échange autour d’un vin chaud, d’une soupe aux panais ou de pâtisseries maison…
Le temps de la fraternité en se dirigeant vers l’église pour ouvrir ses oreilles et son coeur aux douces musiques de Noël.

Lucienne FAHRLAENDER

Cet article a été publié jeudi, 19 janvier 2017

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