Eleveurs de reines

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L’initiation à l’apiculture proposée par le Syndicat des Apiculteurs du canton de Villé connaît toujours un franc succès. Le dernier cours était principalement destiné à familiariser débutants ou confirmés avec les techniques d’élevage de reines.

Une vingtaine de personnes de 10 à 72 ans et de tous niveaux apicoles étaient présentes ce samedi-là au rucher école. Jean-Pierre Maisset, le grand spécialiste ès-abeilles de la vallée, toujours prêt à partager son savoir et à prodiguer ses conseils était aux commandes. Théorie le matin, barbecue en commun, pratique l’après-midi avec les ruches du site constituaient le programme de la journée.

Une ruche ne peut pas vivre sans reine et celle-ci n’a que quelques années d’espérance de vie. « Il existe plusieurs méthodes d’élevage de reines », commente André, le trésorier: « On prélève un carré d’oeufs sur une bonne ruche lors d’une période à forte rentrée de pollen. On l’introduit sur une ruche orpheline (qui n’a plus de reine), dans un emplacement qui a été découpé. Les abeilles vont alors élever une nouvelle reine sur ce carré d’oeufs ».

Autre recette, celle dite par starter. « Prélever des larves de 1 jour et les déposer dans des cupules. Les mettre dans une caisse avec un cadre de miel, pollen et eau et y secouer de jeunes abeilles. Les laisser quelques heures. Les abeilles vont élever les larves et donc une reine. » Ces jeunes abeilles doivent remplir plusieurs critères: être bonnes butineuses, bonnes éleveuses, bonnes nettoyeuses. Car dans sa courte vie, l’abeille est amenée à exercer plusieurs métiers !

Pour être facilement reconnaissable, la reine est marquée à l’aide d’un stylo spécial. La couleur change chaque année, selon un code international des couleurs basé sur le dernier chiffre de l’année. Par mesure de sécurité, l’entraînement s’est fait ce jour-là sur des faux-bourdons!,

Autre obligation pour l’apiculteur au printemps, la visite de la ruche. Il faut alors sortir les cadres, vérifier si le couvain (ensemble constitué par les œufs, les larves et les nymphes) est bien compact, voir s’il y a suffisamment de provisions. C’est déjà en observant le trou de vol que l’on constate s’il y a une bonne activité.

A voir l’attention et l’intérêt manifesté par les élèves, le tout dans une ambiance détendue mais studieuse, la tradition apicole dans la vallée n’est pas près de s’éteindre !

Lucienne Fahrlaender

Cet article a été publié samedi, 20 juin 2015

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