Découverte du mur païen

Ma première rencontre

Décembre 1986. 19 heures. Je rentrais de Strasbourg avec mon frère qui m’avait pris avec sa voiture à la sortie du lycée. Dans la journée il avait neigé puis le ciel s’était entièrement dégagé. On pouvait encore apercevoir çà et là quelques plaques de neige sur les bas côtés de la route. La nuit était froide, d’un froid mordant qui vous dégage le nez à chaque inspiration. Plus un nuage ne venait perturber la clarté de la lune quasi pleine jetant sa lueur sur le monde. Au loin on pouvait apercevoir les Vosges, monts arrondis sombres, se détachant du ciel plus clair et lumineux.

Et si nous faisions un détour par le mont Ste Odile ? Nous avions du temps devant nous, la route dégagée et le ciel clément. La montée s’avéra être très rapide, pas un chat sur la route. La lumière du phare faisait apparaître des ombres mouvantes entre les pins sur la neige encore vierge. Elles dansaient, virevoltaient le long du chemin en nous accompagnant. Après notre passage la pénombre se réinstallait derrière nous comme une porte qui se referme..

Nous nous arrêtâmes sur un petit parking, Mur païen à 100m était écrit sur un vieux panneau. Mur païen ? Qu’était-ce donc ? Je n’en avais jamais entendu parler !

En éteignant les feux, nous fûmes projetés dans la pénombre de la forêt, le temps que nos yeux s’habituent. Pas un son, pas un bruit. Tout semblait s’être arrêté. Quelques pas dans la neige avec un son étouffé. Nous étions seuls, juste accompagnés de la lune qui projetait une lueur faible entre les arbres dénudés. Après quelques dizaines de mètres, je l’ai vu, long et massif, silencieux et immobile. Le jeu des ombres et lumières lui donnait un air presque effrayant. Il en émanait quelque chose de grandiose. C’était le mur, enceinte de pierres ancrée là depuis des siècles, bâti par des êtres dont la trace se perd dans la nuit de l’histoire de cette montagne. Serpentant à travers la forêt, nous l’avions suivi sur quelques centaines de mètres pour aboutir sur le rocher du Maennelstein, splendide promontoire qui s’avance sur la plaine d’Alsace. Le froid mordant, le silence absolu, la lueur discrète de la lune amplifiait l’impression que nous nous trouvions en un endroit sublime, voire sacré, que cette enceinte délimitait. Ce fut une révélation, un coup de foudre, il fallait que je sache plus de ce lieu, de ce monument mégalithique et du mystère qui s’en dégageait.

C’est alors que commença ma quête.

J’y suis revenu maintes fois : par beau temps, pluie, brouillard, neige, de nuit. Jamais ce ne fût pareil, toujours j’ai eu l’impression que l’endroit avait quelque chose de particulier. Et à ce jour je n’ai toujours pas trouvé ce qui me capte lorsque je me promène le long de cette enceinte qui n’a révélé que peu de ses secrets.

Voilà cher lecteur, ici commence le voyage vers le mystère que je t’invite à effectuer.

Mon site web, bien qu’incomplet te donnera, je l’espère, quelque envie d’en savoir plus sur ce lieu magique.

Bon voyage.

Dominique Herrmann

Mon site web sur le mur païen : www.mur-paien.fr

Cet article a été publié dimanche, 9 septembre 2012

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