Création d’une piste forestière

Parcelle 27

Comment exploiter le bois dans une parcelle très pentue, surtout lorsque celle-ci est située à proximité d’une épingle à cheveux de la route départementale ? Fruit d’une longue réflexion, le projet datant de 2008 et prévoyant la création d’une nouvelle piste forestière est sur le point d’aboutir.

Jadis, les bûcherons du village dévalaient la montagne avec les schlittes chargées de bois de chauffage, ou encore à l’aide de boeufs ou de chevaux. Ce pénible et dangereux labeur d’une époque est révolu. De nos jours, le travail est mécanisé, la taille des engins s’accroît toujours plus, mais la sécurité a revêtu un aspect primordial. D’où la nécessité de permettre une exploitation à la fois sûre et rentable.
La décision fut longue à prendre, car la manière d’extraire les bois des forêts se trouve dans une période charnière au niveau technologique.
Une des solutions envisageables aurait été le transport des grumes jusqu’aux camions de chargement par un système de câbles, à la manière des téléphériques. Cette possibilité, vite abandonnée, se révélait irréalisable.
La création d’une nouvelle piste a été privilégiée, malgré 3 difficultés majeures qui se présentaient.

L’Agence Régionale de Santé a défini un périmètre dans lequel la piste était faisable. En effet, le captage d’eau potable provenant de la source du « Fluss » avait été réalisé il y a quelques dizaines d’années à l’aide d’un tuyau en PVC, posé sur une roche, dans une tranchée creusée à la main, donc très peu profonde. Au moindre écrasement, cette conduite aurait été endommagée.

Ensuite, la topographie du site, fait de moraines rocheuses et de bancs de roches avec la présence de sources et d’un ruisseau se révélait être un sérieux écueil.

Enfin, la route départementale passe en contrebas. Même si le chantier n’était pas visible de la route, le danger n’en était pas moins réel! Il fallait éviter toute circulation en journée en raison de la présence simultanée de gros engins et du risque de chute de gros blocs rocheux. Malgré la fermeture de route, des automobilistes n’ont pas hésité à passer outre!

Les travaux ont débuté par une « coupe d’emprise » pour dégager le terrain. Puis, entrée en action de la pelle mécanique qui démarra le tracé. Epicéas et hêtre ont été débardés par un tracteur à pinces au fur et à mesure que la piste avançait, sortis entiers et amenés sur un espace où abatteuse et bûcherons les ébranchaient et les tranchaient en billots.Le bulldozer entreprit les travaux de finition..

Le travail en forêt est un travail particulier en raison du risque omniprésent. Les équipes doivent être coordonnées et s’entendre entre elles; le chantier doit avancer, mais en toute sécurité: les casques sont équipés de talkies-walkies. Comme le chantier était en cul de sac, hommes et machines cheminaient sur des parties déjà travaillées,très boueuses car les sources affleurent et la météo n’était guère favorable.
Ce chantier, qui a permis la création d’une piste de 300m, d’une place de dépôt et de retournement s’est achevé le 12 septembre pour sa partie basse et facilitera l’accès à la forêt communale et à 2 forêts privées. Entre le carrefour Kreuzweg et Charbonnière, les travaux de raccord de 2 pistes et de création d’une aire de stockage se poursuivront jusqu’au 19 septembre, mais avec moins d’impact sur le trafic routier.

C’est le point final à un projet plus vaste d’amélioration de la desserte forestière, 6 autres portions ayant déjà été créées en mars. Les travaux ont bénéficié d’un subventionnement.

Cet article a été publié lundi, 22 septembre 2014

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