Noces- Bayna par Fawzy et des jeunes du Val de Villé

Le concert « Noces- Bayna » donné vendredi soir en l’église Saint Gall de Breitenbach par le chanteur irako-français Fawzy Al-Aiedy, ses musiciens, les enfants des CM de l’école de Villé et de classes de 6ème du collège de Villé dirigés par leur prof de musique Livier Cattenoz, a tenu toutes ses promesses.

Six rencontres entre Fawzy et les enfants ont permis la mise en oeuvre de ce projet autour de la musique et du chant, un éveil à d’autres cultures, d’autres rythmes, d’autres langues. Au nom de la Communauté de Communes, organisatrice de l’évènement, Alain Meyer a accueilli le public venu très nombreux et les artistes, avec une attention particulière à la soixantaine de jeunes présents dans le choeur: « La soirée leur appartient, l’avenir aussi ».
Des sonorités inhabituelles s’échappent du fond de l’église, un joueur de cornemuse s’avance, les cordes d’un violon vibrent, Fawzy frappe en rythme, un tambourin bat la mesure, c’est parti! Et tout de suite, voilà l’église transportée ailleurs, dans un autre univers, dans un autre temps.
En introduction, »Pique la baleine », chanté par Catherine Faure et repris par les petits choristes fleure bon les chansons vieille France, la musique orientale semble taillée sur mesure pour l’accompagnement. Etrange et envoûtant! Ces deux mondes si différents à l’origine s’harmonisent parfaitement. Ca bouge, c’est rythmé, l’auditoire est déjà conquis par cette musique chantante et dansante.
Le concert devient spectacle. Tout un florilège de chansons traditionnelles de France où il est souvent question d’histoire entre fille et garçon reprend vie, Clarinette, accordéon, flûte, violon, cornemuse, oud traditionnel ou électrique, percussions orientales entrent tour à tour en scène, dialoguent, créant un fond musical insolite, mais parfaitement mélodique. Coeurs, voix d’enfants ou d’adultes et instruments se rencontrent, deviennent complices, s’unissent pour le meilleur et pour la plus grande joie du public qui exulte. Le voilà invité à chanter un refrain sur un air de valse musette, « Les filles du hameau ». Après ce chant venu des montagnes, une mélodie bretonne avec « Tri Marthelod » puis les enfants entonnent avec enthousiasme, « Karlinele » en alsacien. Leurs yeux pétillent, la joie éclaire les visages. « Noces-Bayna » en final, des noces joyeuses, l’union est consommée, Grâce à tous les participants, Orient et Occident ont aboli les frontières le temps d’une soirée. Jean-Marc Riebel l’affirme: « La musique construit des ponts entre les hommes ».
Coiffé d’un chapeau historique des Sumériens venant du Sud de l’Irak, « un chapeau sans nom » Fawzy traverse toutes les étapes du voyage musical sans quitter son oud, un instrument à 6 cordes, mentionné en Irak et en Iran 3 millénaires avant Jésus-Christ. Ses chants arabes qui répondent aux mélodies françaises sont invitation à l’évasion, au partage, à l’enrichissement mutuel.
A l’issue de la soirée, il confie: » Ce soir, on a ouvert une petite fenêtre de dialogue ».

Lucienne FAHRLAENDER

 

Après le concert, la Communauté des Communes a invité les artistes et les bénévoles à un temps de convivialité au caveau de la mairie.

Fernand, entouré de Malou, de Karine et de Benoît, a su comme d’habitude régaler les convives.

Avec vacherin et kirsch en point d’orgue…

Jean- Pierre PIELA

 

 

 

 

Cet article a été publié jeudi, 30 juin 2016

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