Concert Ateneo

Le choeur mixte de l’université d’Olomouc en République Tchèque a « enchanté » le public venu assister à leur concert du 10 mars à Breitenbach.

Ils étaient 35 à avoir fait le déplacement de 3 jours en Alsace où un programme chargé les attendait. Visite du village et de son environnement économique et touristique, découverte guidée de Strasbourg, passage au Mont Sainte-Odile et bien sûr une série de 3 concerts ainsi que l’animation d’une messe dominicale.
Première prestation donc, vendredi soir à Breitenbach devant un auditoire vite conquis par la jeunesse et, paradoxalement, la maturité vocale de cette formation dirigée par Pavel Reznik. et accompagnée au piano par Jana Ruskova.
A travers les morceaux de musique sacrée, les choristes ont évolué magistralement dans un répertoire alliant pièces anciennes, baroques, classiques ou contemporaines . En entrée, le Chant de la Grande Moravie dont le texte remonte au Haut Moyen-Âge, époque des débuts du christianisme dans le pays, texte écrit à l’origine en vieux slavon par les évangélisateurs Cyrille et Méthode et retranscrit par Jiri Pavlica. Une psalmodie solennelle d’une supplique implorant l’intervention du Tout-Puissant. Sans transition, l’ « Alleluia » de Young retentit de tous côtés pour finir en un seul cri. Cette alternance entre compositions joyeuses, rythmées, quelquefois dansantes comme « Tutte Quelle » extrait d’un opéra néo-baroque de Vit Zouhar et chants tout en retenue, empreints de dévotion, de respect, de ferveur, de pureté tel le « Je vous salue Marie » de Rachmanikov, traduit l’étendue du registre maîtrisé par cette jeune chorale. Final en apothéose pour cette première partie avec le sublime « Hallelujah » de Léonard Cohen, intense, prenant, et « Gula, gula », chant traditionnel (appelé le joik) du peuple saami, issu des pratiques chamaniques, introduit par des murmures, des cris d’oiseaux, le souffle du vent et autres sonorités étranges, déconcertantes, qui évoquent les paysages glacés du Grand Nord.
Puis, place au folklore slave, aux airs jazzy, aux comédies musicales, des refrains toujours portés par des voix envoûtantes. Du joyeux brouhaha de « Hejsa, hejsa » attribué aux tribus silésiennes, aux allures de sirtaki de « Adon, olam » en passant par une chanson pop « Lemon tree », Ateneo a démontré avec brio que la composition musicale a encore de beaux jours devant elle et que les chorales peuvent puiser à l’infini dans des domaines encore inexplorés.
En cadeau final, et comme pour exprimer un langage commun à tous les présents, dirigeant et choristes ont fait honneur à la chanson française en dédiant à l’auditoire « Chanter », l’un des succès de Mireille Mathieu.

Lucienne FAHRLAENDER

Ateneo

Cet article a été publié vendredi, 31 mars 2017

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