Choeurs à coeurs à l’église

Lors du week-end « En chemin vers Noël », les organisateurs avaient programmé une riche palette d’animations musicales.

L’église Saint Gall avait revêtu une parure de fête pour la circonstance. Crèche champêtre, vert des sapins chatoyant de fils dorés jouant avec le rouge et blanc des poinsettias, couleurs chaudes des patchworks, lumières douces créaient un décor chaleureux pour accueillir musiciens, choristes et mélomanes venus les écouter.
Samedi, le duo d’accordéons de Roland et Michel renforcé par Rémy à la batterie a ouvert la soirée par des airs traditionnels de Noël. La Chorale Battements de Choeur offrait elle aussi un florilège de chants célébrant la fête de la Nativité, invitant ainsi à un voyage musical à travers les âges et les pays. Le dirigeant, Marc Lazarus, n’a pas manqué de faire un clin d’oeil aux hommes du public pour venir renforcer les effectifs, histoire de respecter la parité aux prochains concerts. Baarabloos, un ensemble de cuivres de Dambach la Ville mené par Francis Huffling, avait choisi des Noëls autrichiens pour sa prestation. Tuba, baryton, trombone, bugle aussi rutilants qu’impressionnants, ont solennellement résonné sous les voûtes de l’édifice à la grande joie de l’auditoire.
Puis dimanche, la veillée a conclu en beauté la partie musicale. Incontestablement, la Chorale des Jeunes de la vallée respire dynamisme, enthousiasme, fraîcheur. Une joie de chanter communicative! Tambourin, flûte, guitares scandent le rythme, l’ambiance est à la fête. Très belle prestation également de la chorale paroissiale Sainte-Cécile, initiatrice de ce rendez-vous désormais inscrit dans la tradition des festivités de Noël. Gospel, canon, chants de paix et de joie ou morceaux plus solennels se sont succédés sous la direction de Marianne Pfeiffer, l’orgue étant tenu par René Burger.
Les jeunes instrumentistes, comme Bénédicte au piano ou Baptiste au violon ont impressionné par leur aisance et leur maîtrise. Pas facile de jouer devant tant de monde! Après la pause, un extrait d’une sonate de Mozart par un duo orgue et trompette avec le concours de Roger Ruggero, toujours aussi talentueux. Encouragés par des applaudissements généreux, les enfants de l’école, touchants de candeur et de spontanéité, accompagnés à la guitare par Isabelle Grussenmeyer, ont charmé un public tout acquis à leur cause. Ils ont ensuite joué avec brio une saynète où se croisaient clochard, détective privé, boulangère et banquier, tous à la recherche de traces de Noël, avant l’arrivée de la crèche vivante venue du fond de l’église.
En final, un fervent « Stille Nacht » chanté à l’unisson, a rassemblé dans une même émotion acteurs et spectateurs de cette veillée dont une partie du plateau sera offerte à l’association « Les Prés du Giessen » qui oeuvre au bien-être des résidents de l’EHPAD de Villé.

Lucienne FAHRLAENDER

Cet article a été publié jeudi, 19 janvier 2017

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