Charbonnière

Le col de la Charbonnière, le plus élevé du Val de Villé , s’élève à 961 m d’altitude, à la jonction des bans communaux de Breitenbach et Bellefosse. Chacun le sait, il met en communication notre vallée avec le Ban de la Roche, et permet également de gagner le col de Steige ainsi que le Champ du Feu. Sa dénomination n’est guère mystérieuse et fait référence à une activité jadis répandue dans ces vastes massifs forestiers de montagne, la fabrication du charbon de bois. D’ailleurs, en contrebas du col, une belle clairière jadis déboisée à cet usage, porte le nom de « Ascherhettmatt ». Je me souviens y avoir fait du bois de chauffage avec mon père, et la terre retournée possédait encore la couleur très noire des restes de charbon. Elle appartient aujourd’hui au FARB (Fonds Alsacien pour la Restauration des Biotopes) qui l’a acquise en raison de son importance pour les cervidés (place de gagnage et de brame bien connue).

En ce vendredi 11 novembre, je m’étais décidé à monter photographier le décor, certes bien connu, mais toujours spectaculaire ; de la mer de nuages qui recouvrait la vallée et la plaine depuis plusieurs jours ; mais la nature, heureusement, ne rend que rarement les choses prévisibles ! Le vent d’est, arrivé avec l’anticyclone, a décidé de soulever le « couvercle ». Le toit de la couche de brouillard, installé vers 700m la veille, est remonté à plus de 1000 m, le col, la Chaume des Veaux et le Pelage y étaient tout entiers plongés. Seul le plateau sommital du Champ du Feu émergeait au soleil, concentrant une foule de promeneurs (et de voitures) digne des côtes azuréennes un jour d’été !

Je me suis vite réfugié entre les deux, dans la belle hêtraie communale entre le col et le parking du téléski du Hochfeld , endroit qui marque le point culminant de notre ban communal, à 1061 m d’altitude. Bien m’en a pris, du moins en visionnant ces quelques clichés saisis entre soleil et brume entre ces hêtres majestueux déjà dépouillés de l’essentiel de leur feuillage d’automne (photos 1-10). Le lendemain samedi ; l’épaisse couche s’était miraculeusement dissipée, laissant la vallée et les sommets environnants plongés dans une douce lumière bleutée (photos 11-12)… pour se reformer le lendemain dimanche, où n’émergeaient plus que les sommets les plus élevés (photos 13-14) : Roffling et Climont (photos 15-16), l’antenne du Rocher du Coucou (photo 17) et la pointe de l’Ungersberg (photo 18)….Pendant ce temps, au lever du soleil, une petite gelée blanchissait les pâtures de la Chaume des Veaux devant la ferme Neumann (photos 19-20)…

Cet article a été publié jeudi, 24 novembre 2011

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