Certes, et comme toujours, l’oeil sera aux aguets des rares curiosités que la nature peut nous livrer en cette saison : les petits cônes du mélèze dans leur gangue de neige et de givre (photos 3-4). Ce conifère, le seul qui perde ses aiguilles à l’automne, nous offrira au printemps une étonnante floraison… Vu en forêt, sur le sentier d’accès au décollage des parapentes, un vieux tronc de sapin dépérissant criblé de trous de pics… désolé Jean-Claude , ce ne sont pas des nids d’oiseaux, mais des excavations (photo 5) creusées par ces oiseaux (dont le grand et magnifique pic noir qui est en expansion depuis la tempête de 1999), à la recherche de larves et d’insectes qui se développent dans le bois pourrissant.
J’ai également remarqué le long de la lisière de la Chaume des Veaux (près de la yourte) de beaux hêtres qui, illustration de la force et de la patience de la nature, ont littéralement digéré les fils de fer barbelés fixés là, il y a certainement quelques dizaines d’années par la ferme Neumann… La plaie ne laisse plus apparaître que de discrètes cicatrices (photos 6 et 7).
Le hêtre est coutumier de ces moeurs carnassières, il avale tout objet étranger fixé sur lui, comme la droséra digère une mouche prise au piège. C’est même le cas des panonceaux de nos amis du Club Vosgien, ici vers l’Ungersberg (photo 8)…
Mais aujourd’hui, le vrai spectacle était surtout dans ces éphémères paysages de ce rare matin de blancheur, où neige, givre et glace rivalisaient de beauté (photos 9 à 11) ; rapidement dégradés par les rayons d’un généreux soleil qui, à midi déjà, avait fait passer la température dans le positif, alors qu’il gelait encore au village. Je vous laisse partager ces quelques vues, sans autre commentaire qui serait superflu… Bonnes promenades et à bientôt…














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